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Que vous rêviez
d'être Marie-Claude Pietragalla, Mya Fry ou Pina
Bausch, interpréter une oeuvre chorégraphique
devant un public c'est votre dada, comme dirait l'autre...
Dès lors, une grande variété de
danses s'offrent à vous, sachant qu'elles sont
divisées en deux grandes tendances : le classique
et le contemporain. La danse classique, et c'est ce
qui fait sa beauté, se concentre sur la volonté
d'élégance et impose des techniques scrupuleusement
codifiées. La danse contemporaine laissera libre
cours aux esprits plus spontanés car elle vise
l'expression, la communication et la personnalité
de l'artiste. De nombreux autres langages et styles
chorégraphiques existent en parallèle
: du hip hop à la salsa en passant par le jazz
ou la danse africaine, toutes répondent à
une demande qui peut provenir de compagnies, d'émissions
de télévision ou d'artistes pour des clips
pour ne citer que ces quelques exemples.
Mais quels que soient le cadre, le travail, et surtout
le plaisir du danseur, son objectif reste d'être
le meilleur interprète possible des sentiments
du chorégraphe, avec son corps pour seul instrument.
Pour cela, connaître parfaitement son corps, savoir
se mouvoir dans l'espace avec grâce et souplesse
sont indispensables au même titre que le souffle,
la résistance à l'effort et un mental
solide. Voyager pour passer des auditions, travailler
la technique au moins 3 heures par jour, répéter
un ballet pendant plusieurs heures suivies d'une représentation
en soirée sera le prix à payer pour être
adulé de centaines de spectateurs en liesse ou
pour faire le cowboy sexy derrière Madonna...
Pour y parvenir, il peut être utile de passer
par un conservatoire, les meilleurs étant le
Conservatoire National Supérieur de Musique et
de Danse, l'Opéra national de Paris, le Centre
national de danse contemporaine d'Angers, l'Ecole nationale
supérieure de danse de Marseille ou l'Ecole supérieure
de danse de Cannes. Autre solution : les troupes de
jeunes danseurs et les concours régionaux, nationaux
ou internationaux qui sont d'excellents tremplins pour
de jeunes danseurs. Les formations supérieures
en France proposent un enseignement de haut niveau pour
devenir artiste interprète en danse et peuvent
aller jusqu'à un niveau BAC + 4. À côté
des établissements d'enseignement supérieur,
des organismes proposent des programmes d'insertion
professionnelle, mêlant formation et travail en
compagnie. Mais surtout, il faut crier son nom partout
: beaucoup de chorégraphes fonctionnent au bouche-à-oreille.
Le danseur ou la danseuse doivent donc être présents
aux spectacles, écouter ce qui se passe autour
d'eux, être prêts à reprendre un
rôle au pied levé...Être disponible
et attentif...
Enfin, question rémunération, tout est
possible. La fourchette salariale est très large.
Elle varie en fonction de la renommée du chorégraphe
ou de la compagnie qui vous emploie ainsi que des activités
annexes que vous pratiquez (chorégraphe, professeur...),
ces cachets vous donnant de plus droit au statut d'intermittent
du spectacle.
Émulation, nomadisme, rythme, bonheur de la scène...De
quoi réveiller des vocations... |